Mobilité rurale : un enjeu majeur dans le Pays des Vans

Vivre dans le Pays des Vans offre un cadre de vie recherché, fait de paysages préservés, de villages à taille humaine et d’un lien social encore fort. Pourtant, derrière cette qualité de vie se cache une réalité que de nombreux habitants connaissent trop bien : celle des difficultés de mobilité au quotidien. Se déplacer pour travailler, se soigner, accompagner ses enfants à l'école, faire ses courses ou simplement accéder aux services essentiels reste un défi permanent pour une partie de la population.

Dans ce territoire rural, les distances sont importantes, les transports collectifs limités et la dépendance à la voiture individuelle quasi incontournable. Cette situation fragilise particulièrement les personnes âgées, les jeunes sans permis, les ménages modestes ou ceux qui ne disposent que d’un seul véhicule. Même des gestes du quotidien, comme accéder aux containers pour les ordures ménagères, peuvent devenir problématiques dans certains hameaux isolés ou en zone pentue, accentuant le sentiment d’abandon et d’inégalité entre habitants.

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À l’approche des élections municipales, la question de la mobilité ne peut plus être reléguée au second plan. Elle interroge directement les choix politiques locaux : faut-il investir dans des projets coûteux, parfois sans réelle valeur ajoutée pour les habitants, ou concentrer les moyens publics sur des services utiles, concrets et accessibles à tous ?

Les petites communes du Pays des Vans disposent pourtant de marges de manœuvre réelles. Le transport à la demande, déjà expérimenté dans plusieurs territoires ruraux, permettrait de relier les villages aux pôles essentiels – services publics, banques, commerces, services de santé ,…– de manière souple et à coût maîtrisé. Ces dispositifs, adaptés aux besoins réels des habitants, montrent qu’il est possible d’agir sans engager des budgets démesurés.

Le covoiturage de proximité et solidaire constitue également une réponse simple et efficace. En facilitant les mises en relation locales et en aménageant quelques points de rencontre identifiés, les communes peuvent réduire l’isolement, limiter les trajets inutiles et renforcer la solidarité entre habitants. 

Dans le même esprit, la mise à disposition de véhicules partagés au niveau communal ou intercommunal mérite d’être sérieusement étudiée. Pour des habitants n’ayant pas accès permanent à une voiture, ces solutions peuvent représenter une alternative crédible et économique, notamment pour des besoins ponctuels.

Enfin, penser la mobilité rurale, c’est aussi s’interroger sur l’organisation globale des services : accès aux déchets, aux équipements publics, aux commerces, aux soins. La mutualisation à l’échelle intercommunale et des aménagements simples, parfois discrets, peuvent améliorer concrètement la vie quotidienne sans céder à la tentation de projets moins utiles et onéreux.

Investir dans la mobilité, c’est investir dans l’égalité, la cohésion sociale et l’attractivité du Pays des Vans. Ce sont souvent des projets peu visibles, mais profondément utiles. En milieu rural, le courage politique ne se mesure pas à la taille des équipements, mais à la capacité à répondre aux besoins réels des habitants.

Une responsabilité électorale

À l’heure de choisir leurs élus municipaux, les habitants du Pays des Vans sont en droit de s’interroger sur les priorités qui guideront l’action communale pour les années à venir. Les élections ne doivent pas être un concours de promesses spectaculaires ou de grands projets vitrines, mais un moment de vérité sur l’utilité réelle de l’action publique. Investir dans la mobilité du quotidien, dans l’accès aux services essentiels et dans des solutions partagées, c’est faire le choix du bon sens, de la solidarité et de l’égalité entre tous les habitants.

Voter, c’est aussi choisir entre des projets onéreux dont l’utilité reste a démontrer, tels que la construction de logements "sociaux" qui n'en portent que le nom, une rénovations luxueuse de mairie, la construction d'une salles des fêtes surdimensionnées, la mise en place d’une aire de jeux inappropriée et d'infrastructures sportives réservées à une minorité aisée,... ou des politiques qui servent réellement la collectivité. La mobilité rurale ne devrait-elle pas faire partie de ces choix ?

Et vous, quelle est votre vision pour votre commune ?

Pour aller plus loin :

  • Découvrez les initiatives locales sur le site d’Ardèche Mobilité.
  • Participez aux réunions publiques organisées dans votre commune avant les élections municipales pour faire entendre vos besoins et vos idées.

A vous de décider. Chaque commune aura la municipalité qu’elle mérite !

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